Faire soi-meme et DIY

Tout faire soi-meme – DIY – non je n’ai pas une savonnerie artisanale dans ma cave

La tendance du tout faire soi-meme prend de plus en plus d’ampleur. Satisfaction de curiosité, économies, les avantages sont nombreux. Mais gare aux pièges.

Dans cet épisode j’ai souhaité revenir sur cette tendance et te donner quelques pistes pour que tu puisses satisfaire ta curiosité sans heurt.

Et si tu pressé et que tu ne peux pas écouter le podcast, voici les grandes lignes.

Le faire soi-meme une tendance qui a le vent en poupe

On la voit de partout, que ce soit sur internet, dans les magazines et même dans les livres. La connaissance est de plus en plus accessible.

Si l’on ne peut pas faire un achat responsable, alors pourquoi ne pas le fabriquer soi-même après tout.

Les racines de cette « mode » peuvent être diverses. Selon moi elle réside principalement dans la défiance qu’ont les personne découvrant la transition dans l’industrie. Ce modèle qui nous a berné et ajouté tout un tas de produits chimiques imprononçables dans des produits du quotidien.

Ce nouveau terrain de jeu pour la curiosité personnelle, présente de nombreux avantages, comme la facilité, le côté économique et même le côté « sain » et respectueux de l’environnement. Comment ne pas sombrer à l’appel des sirènes.

Pourtant il existe de nombreux pièges et il faut rester vigilant.

Les pièges du tout faire soi-meme

Trouver un juste équilibre est la solution idéale.

Se perdre dans le DIY

D’un coup tout devient possible, et il est facile de se perdre. La transition étant transversale, tous les domaines de la vie sont touchés. Et il y a matière dans tous les domaines. Le champs des possible est infini.

Mais faire par soi-même est en soi une passion. Bien choisir ce que l’on souhaite faire. Et décider combien de temps on souhaite y accorder est primordial, pour ne pas disparaitre dans le gouffre de la curiosité.

Ne pas oser se lancer

Quand on est en bas de la colline il est facile de se démotiver en voyant ceux qui sont en haut. Et pourtant ils ont aussi commencer par faire un pas.

Si tu souhaites commencer à faire des choses toi-même, choisis celles qui te conviennent et lance toi. Tu n’es pas obligé d’être parfait, et tu n’es pas obligé de commencer par le niveau le plus difficile. Il y a tout un tas de niveaux intermédiaires, peu importe le domaine que tu as choisi.

Oui tu n’es pas obligé de créer une savonnerie artisanale dans ta cave pour arrêter d’utiliser du gel douche.

Et n’oublie pas, ne projette pas ce que toi tu as fait sur les autres. Tout simplement parce qu’on dit très facilement ce que l’on fait et beaucoup moins ce que l’on ne fait pas. Ne présume donc pas que si quelqu’un a fait sa poudre pour lave vaisselle, elle fait également ses pastilles pour les toilettes.

Ne pas culpabiliser

Souvent les tutoriels pour faire soi-même, se revendiquent simples et rapides. Sauf que tu n’as que 24h dans une journée. Et une centaine de fois 3minutes, ça fait beaucoup de temps.

Donc non, même si tu te dis que « tu aurais pu te pousser un peu quand même ». Et même si tu as du « racheter des pépito », tu n’es pas responsable à toi seul du déclin de la faune marine.

La charge mentale et le surmenage

La charge mentale et la charge morale feront l’objet d’un podcast à part. Ce sont des notions très importantes pour te permettre d’avancer dans ta démarche au sein de ton foyer.

En attendant pour en savoir plus, je te renvoie vers la bande dessinée d’Emma, qui t’explique très bien tout ça.

Donc veiller à une bonne répartition des tâches ménagères et des tâches du quotidien au sein de son foyer est un élément indispensable pour pouvoir avancer sereinement. Et « aider » ce n’est pas prendre sa part de la charge mentale, c’est prendre sa part de la tâche à accomplir (et c’est déjà pas mal ! mais ce n’est pas suffisant)

Alors on fait tout soi-meme ?

On ne fait peut être pas tout, mais on peut déjà faire certaines choses.

Sortir de sa zone de confort demande de l’énergie

Avoir conscience que le cerveau est programmé pour préférer les routines, c’est une grande avancé. Ca va te permettre de te ménager et de calculer tes efforts.

Changer de magasin pour faire les courses demande à ton cerveau un temps d’adaptation.

La bonne nouvelle, c’est que plus tu sortiras de ta zone de confort, plus ce sera facile.

La mauvaise nouvelle, c’est qu’avant que ça devienne facile, il va falloir un peu de temps.

Revenir en arrière n’est pas un échec

Tu as le droit de revenir en arrière, et d’aller à ton rythme. Parfois on a du temps, et on est dans les bonnes dispositions pour pouvoir faire soi-meme. Et des fois la vie te rappelle quelles sont tes priorités.

En gardant tes valeurs, tôt ou tard tu arriveras à les aligner avec tes actions. Et dans tous les cas tu ne repartiras jamais de 0, car oui, tu as pris conscience. C’est déjà un premier pas.

Rappelle toi juste quelles sont tes priorités pour le moment, sans perdre ton objectif de vue.

Choisir ses combats

Ca recoupe un peu le paragraphe précédent. Mais il va falloir choisir ses combats.

Tu ne peux pas être à fond sur tous les front. Il va falloir apprendre à refaire confiance aux autres et en leur capacité à produire des services ou des produits qui répondent également à tes valeurs. Ainsi tu pourras te libérer du temps pour faire ce qui est vraiment important pour toi.

Choisir d’abandonner certains points te laisse plus de temps pour te consacrer à d’autres. Pendant que je ne bataillais pas avec la poudre pour mon lave vaisselle, j’ai pu me consacrer à la mise en place sereine des mouchoirs en tissu, et des lingettes pour remplacer le sopalin. Maintenant ce sont des habitudes qui ne me demandent plus aucun effort.

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