La solastalgie ou éco anxiété

La solastalgie, ou comment j’ai arrêté de me réveiller en hurlant

Dans cet épisode 02 j’ai souhaité abordé le thème de la solastalgie. Peut être que tu le connais sous le terme d’éco anxiété. Mais avouons que « solastalgie » ça fait quand même plus classe.

Je t’explique ce qu’est la solastalgie, comment elle s’est manifestée chez moi. Mais surtout comment j’ai fait pour diminuer son impact sur ma vie.

Et si tu n’as pas 24 minutes devant toi, voici un résumé de ce que tu peux écouter. ET si tu le souhaites tu peux écouter l’épisode 01.

La solastalgie qu’est ce que c’est ?

Littérallement cela signifie « peur de la perte de réconfort ». Ce mot a été inventé par Glenn Albrecht en 2003.

C’est une détresse psychique dont la cause est l’angoisse lié au changements environnementaux que nous traversons.

L’éco anxiété dépasse le simple stade de la prise de conscience. Certains parlent même de stress pré-traumatique.

En fait, en écoutant cette émission de la terre au carré que j’ai découvert ce mot. Et j’ai aussi découvert qu’on était nombreux à en être victime.

Quelles formes peut prendre ce « mal du siècle » ?

Ce syndrome ne prend pas une forme unique, mais il se manifeste par tout un panel de symptômes.

La personne atteinte peut vivre des crises d’angoisse voire même de panique. Elle peut également souffrir d’insomnies.

Il peut également se manifester sous la forme de la perte de sens, « A quoi bon vivre dans un monde comme celui-ci ? ».

On retrouve également la remise en question du désir d’enfant. Et même la dépression profonde.

En effectuant mes recherches pour cet épisode je me suis rendue compte que j’étais plus ou moins passé par tous ces stades. Et j’ai réellement pris conscience de la gravité de mon état au pire de ma crise. Je te donne d’ailleurs quelques exemples dans le podcast. (spoiler alerte : je viens de terminer une réserve de légumineuses de plus de 4Kg… il aura fallu 1 an pour passer tout ça).

Comment j’ai réussi à diminuer l’emprise de l’éco anxiété sur ma vie ?

Aujourd’hui je vais mieux. Je sens bien que je suis encore fragile et qu’il ne faudrait pas trop poussé pour que je replonge dans un épisode de solastalgie.

Voici quelques stratagèmes que j’ai réussi à mettre en place pour « m’en sortir ».

Couper toute source d’actualité et de collapsologie pour lutter contre la solastalgie

La collapsologie c’est le discours sur l’effondrement de notre société. Tu comprends rapidement qu’avec un sujet autant oppressant, retrouver la joie de vivre, l’enthousiasme et l’optimisme, ce n’est pas vraiment au programme.

J’ai également coupé toutes les sources d’actualité. Depuis quelques années, les médias jouent un peu trop à qui raconteras les pires nouvelles.

Je te rassure, comme je ne vis pas dans une grotte, les actualités importantes m’arrivent quand même. Avec un peu de retard, certes, mais ça ne change pas grand chose à ma vie, et ça me permet de mettre un peu de recul dans tout ça.

Les fleurs de bach

La Rescue a été ma meilleure amie pendant quelques semaines. Je connaissais son action chez d’autres personnes pour calmer les crises d’angoisse. Je me suis donc dit que cela pourrait être efficace sur moi.

Les questions existentielles ont frappé d’autres générations

Peut être que le phénomène n’était pas autant généralisé. Mais prendre conscience que d’autres s’étaient aussi posés les mêmes questions que moi, même si c’est dans d’autres contexte m’a permis de trouver la chose un peu plus supportable.

Se plonger dans les initiatives constructives et enthousiasmantes

Ca peut paraître un peu bisounours. Mais ça m’a fait du bien. Et par mimétisme, à force de voir des personnes dans « le faire » et être enthousiaste, j’ai fini par de nouveau le ressentir à l’intérieur.

La méditation et l’instant présent comme remède à la solastalgie

Depuis quelques mois je pratique à nouveau le zen. Mais tu n’es pas obligé de pratiquer la méditation de manière aussi intense. 10 minutes chaque jour, voire même 1 ou 2 fois par semaine peuvent suffire.

L’idée est de retourner dans l’instant présent. Ce qui permet de retrouver une sorte de prise en considération temporelle, que j’avais complètement perdu.

Oui le monde va changer, mais rien n’est permanent. Tout change et évolue. Cela ne se fait pas du jour au lendemain. Nous aurons le temps de nous adapter.

La méditation me permet également de me rappeler que pour l’instant « ça va ». Les angoisses ne sont qu’une projection d’une réalité possible. Mais nous ne savons pas ce à quoi demain va ressembler. Et avoir peur pour le futur, ne fait qu’entacher le présent.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas avoir conscience de ce qu’il risque de se passer. Juste qu’il sera bien tant au moment où cela arrivera d’être triste. Et peut être que cela ne sera pas aussi catastrophique que le pire des cauchemars que l’on peut imaginer.

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